Victor Bérard, À Travers la Macédoine slave
“ Dans l’eau fétide, grouillent des bandes d’enfans ; des peaux se tannent parmi les chiens et les ânes morts. Toutes les races de la ville ont tenu à l’odeur de ces pourritures : Monastir n’est pas divisé par son fleuve en quartiers distincts, mais au nord les musulmans, au sud les chrétiens et les juifs habitent l’une et l’autre rive. Nous avons traversé, le matin de notre arrivée, tout le quartier musulman : grands palais de bois, au milieu des arbres ; moucharabiés, galeries ouvertes, fenêtres grillées, balcons de bois, toits avançans, — les maisons musulmanes de toute la Turquie. ”
