Résumé

Portrait de André Hellé André Hellé Le livre des heures héroïques et douloureuses des années 1914-1915-1916-1917-1918 (1919)

Le drapeau que le Gouvernement de la République vous remet aujourd’hui, c’est vous-mêmes qui l’avez gagné sur les champs de bataille. Vous vous êtes montrés dignes de le recevoir et de le défendre. Voilà de longues semaines que, étroitement unis à vos camarades de l’armée de terre, vous soutenez victorieusement, comme eux, la lutte la plus âpre et la plus sanglante. Rien n’a refroidi votre ardeur, ni les difficultés du terrain, ni les ravages qu’a d’abord faits parmi vous le feu de l’ennemi; rien n’a ralenti votre élan, ni les gelées, ni les pluies, ni les inondations.
Source : Gutenberg

Portrait de André Hellé André Hellé Le livre des heures héroïques et douloureuses des années 1914-1915-1916-1917-1918 (1919)

Cela est beau, cela est héroïque. Mais tout le devoir n’est pas rempli: il faut, en outre, apporter les réserves dont on dispose au lieu de les garder jalousement, comme un avare.
Ce qu’il faut dire au pays, c’est qu’à cette heure l’égoïsme n’est pas seulement une lâcheté, une sorte de trahison, mais qu’il est la pire des imprévoyances. Que deviendraient ces réserves si la France devait être vaincue?
Elles seraient la rançon de la défaite au lieu d’être le prix de la victoire.
Discours prononcé à la Chambre des Députés par M. Ribot, ministre des Finances, le 12 novembre 1915.
Source : Gutenberg

Portrait de André Hellé André Hellé Le livre des heures héroïques et douloureuses des années 1914-1915-1916-1917-1918 (1919)

Les jeunes gens de la classe 1917 sortent à peine de l’adolescence. Ils vont partir en plein cœur de l’hiver. N’importe! Ils partent confiants, avec, sur leurs jeunes visages, cet air de résolution qui est aujourd’hui la caractéristique de tous les Français et que je connais bien pour l’avoir vu moi-même briller d’un éclat inoubliable dans les yeux de nos Parisiens, alors qu’en août et en septembre 1914, ils assistaient aux préparatifs de la grande bataille dont, ils le savaient, dépendait le sort de la France.
Source : Gutenberg

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