Résumé

L. H. T. La guerre contre l'Allemagne : étude stratégique à l'usage des gens du monde (1914)

Mais c'est quand on embrasse un ensemble que le défenseur perd tout avantage par le fait qu'il est obligé d'opposer des forces partout où l'assaillant l'attaque, tandis que celui-ci n'est pas obligé d'attaquer en forces tout point occupé par la défense. La défensive est une grosse mangeuse et, si paradoxale que la chose paraisse, elle exige, pour tenir longtemps, la supériorité numérique. Du côté de l'offensive, au contraire, l'initiative prise par l'assaillant lui permet une répartition de forces plus inégale qu'au défenseur, et, en fait, seule la forme offensive permet l'économie des forces.
Source : Gallica

L. H. T. La guerre contre l'Allemagne : étude stratégique à l'usage des gens du monde (1914)

Arrive la crise de 1906; toute la presse, obéissant à un mot d'ordre, prépare l'opinion à l'idée de commencer la campagne en abandonnant une large bande de frontière, dans le but, il est vrai, de mieux la reprendre plus tard. Partout, dans la presse, dans les milieux politiques et militaires, on se pose la même question : sur quel point les Allemands feront-ils leur invasion ? Sur Nancy, sur Verdun ou par la Belgique? Et les seules combinaisons qu'on essaie n'ont pour but que de parer le coup, d'arriver à temps à la riposte, sans jamais songer à vaincre, à détruire notre ennemi.
Source : Gallica

L. H. T. La guerre contre l'Allemagne : étude stratégique à l'usage des gens du monde (1914)

Imaginez-vous la formidable accumulation d'hommes, de chevaux, de voitures que représente une armée moderne, les immenses besoins à satisfaire qui en sont la conséquence et vous comprendrez tout de suite que cette masse ne peut exister, ne peut se battre, que parce que la nation entière l'entretient au moyen des apports incessants du chemin de fer. Que ces ressources viennent à manquer plus ou moins complètement, les faibles réserves transportées avec les troupes seront bientôt épuisées, et le canon à tir rapide devra rester muet faute de munitions, bêtes et gens mourir de faim faute de pain !
Source : Gallica

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