Camille Leroux, La Grande revanche, campagnes de France… (1919)
“ Le caractère national de l'armée moderne influe de même sur le mobile qui sollicite la volonté du soldat. Ce mobile était autrefois la peur, ou l'intérêt, ou l'attachement à une personne, ou l'amour de la gloire. Tout chef, en effet, doit se faire craindre, estimer et aimer de ses subordonnés. Nous savons quelle force invincible Napoléon communiquait à ses soldats en leur disant simplement : « Je suis content de vous. » Tous ces mobiles sont désormais dominés par un sentiment supérieur : l'amour de la patrie. L'amour de la patrie est, lui aussi, un sentiment naturel. ”
