Camille Leroux

Élements biographiques

Camille Leroux,  La Grande revanche, campagnes de France… (1919)

“ Le caractère national de l'armée moderne influe de même sur le mobile qui sollicite la volonté du soldat.
Ce mobile était autrefois la peur, ou l'intérêt, ou l'attachement à une personne, ou l'amour de la gloire. Tout chef, en effet, doit se faire craindre, estimer et aimer de ses subordonnés. Nous savons quelle force invincible Napoléon communiquait à ses soldats en leur disant simplement : « Je suis content de vous. » Tous ces mobiles sont désormais dominés par un sentiment supérieur : l'amour de la patrie.
L'amour de la patrie est, lui aussi, un sentiment naturel.
”
Source : Gallica

Camille Leroux,  L'élève soldat : certificat de préparation au service militaire… (1918)

“ Qu'il y avait encore, et qu'il y aura toujours des frontières du cœur; qu'à cet abîme de la guerre, où tout sombre, il ne faut pas courir à l'aveugle, mais que si l'on y est poussé, il s'y fauf jeter tout entier, comme le Curtius antique; et que si le destin des batailles se règle, plus qu'à demi, dans les longs soins qui les précèdent, il n'en est pas moins vrai qu'à préparation égale, l'unique secret de la victoire, c'est la volonté de vaincre. ”
Source : Gallica

Camille Leroux,  La Grande revanche, campagnes de France… (1919)

“ Préparez-vous donc de tout cœur, jeunes gens, à devenir des soldats d'élite! Pensez toujours à ceux qui ont relevé le drapeau de la France, tombé de nos mains à Metz et à Sedan; pensez aux vaillants soldats de la Marne, de l'Yser, de Verdun et de la Somme, à tous nos glorieux morts qui ont donné leur vie pour que notre douce France soit plus grande et plus glorieuse que jamais elle ne l'a été et n'oubliez pas qu'il y aura toujours au flanc de la patrie une blessure cruelle qui saignera, tant que la conférence de la paix ne nous aura pas rendu nos chères provinces. ”
Source : Gallica

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