Henry Bidou, Revue des Deux Mondes
“ Les Allemands ont engagé la bataille de Verdun parce que, dans une lutte d’usure, ils seraient nécessairement inférieurs, et qu’il leur fallait dénouer le nœud par l’épée. Mais cette fois l’épée s’est brisée. Ils se trouvent dans une situation pire qu’avant le 21 février. Ils sont comme une bête dans des rets, qui se prend d’autant plus fortement qu’elle s’efforce de s’en dégager. Leur effort les a épuisés et a accru l’inégalité. La bataille de Verdun précipite le destin : c’est, par la faute même des Allemands, le premier acte de la victoire définitive. ”
