Henry Bordeaux,
Revue des Deux Mondes
“ À cette allure nous dépassons une caravane de porteurs chargés d’un lot de grenades, qui cheminent aussi vile que le leur permet leur charge, sous la pluie de fer. Rien n’arrive ici qu’à dos d’homme. Pauvres petits hommes dont le cœur est encore la plus grande puissance militaire ! C’est une guerre scientifique, a-t-on proclamé. La victoire est au matériel. Le matériel écrase et détruit tout. Et quand l’artillerie croit avoir tout détruit, la volonté humaine oppose encore des poitrines de chair : des hommes ont tout supporté, le feu, la faim, le froid, la soif, et surgissent du sol bouleversé. ”
