Résumé

Claude Jules Pierre Groc Le 19è bataillon de chasseurs à pied pendant la guerre 1914-1918 (1920)

Le 24 août, à Nouillonpont, le 19e bataillon de chasseurs à pied tient la voie ferrée devant la ferme Wœcourt. Les Boches sont à 100 mètres, la fusillade est extrêmement violente, et cependant, pour mieux voir la bataille, le commandant MIÉLET n'hésite pas à monter au sommet d'un sémaphore. Il devient une véritable cible vivante. Le feu des Boches est si intense que les chasseurs ne peuvent plus lever la tête pour tirer, et là-haut, à la pointe de son observatoire improvisé mais
combien dangereux, impassible, donnant ses ordres à la voix, le commandant regarde le combat.
Source : Gallica

Claude Jules Pierre Groc Le 19è bataillon de chasseurs à pied pendant la guerre 1914-1918 (1920)

Mais aussi, j'emporte la plus belle des consolations : la fierté d'avoir commandé un corps qui, du premier jour au dernier, fut toujours sur la brèche; la fierté d'avoir commandé un corps qui jamais n'a faibli; la fierté d'avoir commandé un corps dont la moisson de gloire est sans pareille, qui a fait plus qu'aucun autre pour la victoire et le salut de la France; la fierté d'avoir commandé un corps qui fut toujours corps d'élite, qui fut toujours corps d'attaque, bataillon d'assaut
Source : Gallica

Claude Jules Pierre Groc Le 19è bataillon de chasseurs à pied pendant la guerre 1914-1918 (1920)

On franchit le Chemin des Dames, et voici la tranchée du Salpêtre avec ses grands abris, ses carrières, ses blockhaus intacts. Mais le Boche est partout surpris; quand le dernier obus français tombe, le premier chasseur est déjà là, la grenade à la main. Les mitrailleuses ne peuvent entrer en action, les tentatives de résistance, aux entrées d'abris, dans les carrières, sont aussitôt vaincues. C'est l'heure des belles actions individuelles, des coups de fusil heureux, des exploits des grenadiers, des coups de baïonnette restés légendaires.
Source : Gallica

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