Jacques Normand, Le Laurier Sanglant
“ LES BOCHES Septembre 1915. Sur la plage allongeant sa courbe entre les roches, De beaux enfants, pieds nus, hâtent leurs petits pas, Pour s’emparer d’un fort qu’ils ont construit là-bas Dans le sable, à grands coups de pelles et de pioches. Souriant, je m’avance, et les mains dans mes poches : « On s’amuse ? — Oui, monsieur. Nous jouons aux soldats. » Des Français, on en a tant qu’on en veut, des tas : » Mais personne, jamais, ne veut faire les Boches ! » Les Boches !... Gravez bien dans vos jeunes cerveaux Ce nom-là, mes amis !... ”
