Charles Marie-Lefebvre, Esquisses algériennes : prose et vers (1890)
“ « Le poète, c'est une corde qui vibre ! qui vibre fougueuse ou légère, folâtre ou attendrie, selon que c'est une brise amoureuse qui passe ou bien un vent d'orage qui siffle... mais la corde inerte ne sent pas ce qu'elle exprime, et le vent lui-même ignore ce qu'il dit ! « Ainsi du poète, ainsi de l'orateur, ainsi de l'artiste ! — Des cordes ! — Des cordes plus ou moins harmonieuses, plus ou moins austères, plus ou moins détendues, selon qu'il y a, dans l'atmosphère qui les entoure, des rayons ou des brouillards, de la joie ou des larmes ! » ”
