George Sand

George Sand

Narcisse (1858)

Résumé

Portrait de George Sand George Sand,  Narcisse (1858)

“ J’admirai la patience et la bonté de Juliette ; mais, pendant qu’elle me parlait, je regardais, malgré moi, la petite Sylvie, qui jouait au fond du salon avec un petit chat, et je ne pouvais pas en arracher mes yeux. J’ai honte de vous avouer que, malgré moi, je lui cherchais une ressemblance, soit avec Juliette, soit avec un autre... Et, par moments, je trouvais une ressemblance avec quelqu’un que je connaissais ; mais ce n’était pas Albany, et, chose singulière, je ne pouvais pas dire qui. ”
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Portrait de George Sand George Sand,  Narcisse (1858)

“ Et toutes ces herbes, toutes ces branches folles qui dégradent les portes et fenêtres ! Qu’est-ce qu’il en coûterait pour arracher et couper tout ça ? C’est bien triste, n’est-ce pas, d’abandonner une belle propriété ? Et pour quoi ? pour qui ? Est-ce que ça lui sera compté dans le ciel, d’avoir quitté un endroit qu’elle aimait, pour habiter un couvent où son pauvre cœur n’a pas été plus en sûreté qu’ailleurs ?
Nous ne devions pas rendre visite à mademoiselle d’Estorade. Comme elle ne recevait jamais personne à la campagne, cela eût pu surprendre les gens du château et être répété à la ville.
”
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Portrait de George Sand George Sand,  Narcisse (1858)

“ Pour moi, la destinée, c’est l’influence du ciel ; c’est l’action de Dieu en nous. Or, je crois que la grâce ne nous fait jamais défaut, et que, quand, dans les choses délicates du cœur, une femme manque de lumière et de prudence, c’est parce que, à un moment donné, elle a cédé à quelque suggestion de l’orgueil ou de la vanité. Je me suis toujours persuadée qu’en m’occupant de la conduite d’Albany, je travaillais pour le bien, pour le vrai, pour ce que nous appelons le règne de Dieu dans les âmes ”
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