Résumé

G. Sand,  Jean de La Roche (RDDM)

“ Moi, dit-elle, sauf un grand chagrin qui m’a frappée quand je n’avais encore que dix ans, je veux parler de la mort de ma pauvre mère, j’ai toujours été heureuse. Vous ne vous figurez pas comme mon père est bon et comme on vit tranquille et libre avec lui. Hope est un amour d’enfant, et quand je dis un enfant, c’est parce qu’il est plus jeune que moi, car je vous assure qu’il a autant de raison et de bon sens qu’un homme fait. Il ne me chagrine que par un côté de son humeur : c’est qu’il aime trop le travail et que si on le laissait faire, il se tuerait. ”
Source : Wikisource

G. Sand,  Jean de La Roche (RDDM)

“ C’est-à-dire, reprit Love en souriant avec une apparence de moquerie, que votre cœur est une pierre précieuse, et celui de la femme que vous aimez un peu de fange durcie ? Eh bien ! je commence à croire que vous ne l’aimez pas du tout, et que vous ne pensez qu’à vous estimer et à vous admirer vous-même. Peut-être que cette pauvre femme devine, au fond de votre grand amour pour elle, une espèce de mépris qui provient de votre orgueil. Vous vous êtes dit : « Ma manière d’aimer est la seule bonne, et cette femme-là qui aime autrement n’a pas de cœur. » ”
Source : Wikisource

G. Sand,  Jean de La Roche (RDDM)

“ D’autres larmes suivirent la première, car elle chercha son mouchoir, qu’elle avait perdu, et elle ouvrit une petite sacoche de maroquin qu’elle portait à sa ceinture, y prit un autre mouchoir, essuya ses yeux, et les épongea même avec soin comme pour faire disparaître toute trace de chagrin sur son visage condamné au sourire de la sécurité. Puis elle se leva et disparut.
Mon Dieu ! à quoi, à qui avait-elle donc songé ? À son père ou à son frère menacés dans leur bonheur et dans leur fortune ? À coup sûr ce n’était pas mon souvenir qui l’attendrissait. Elle me croyait heureux, guéri ou mort.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature