George Sand,
Narcisse
(1858)
“ Mademoiselle d’Estorade parlait avec un grand abandon. Toute sa timidité avait disparu, et, bien qu’elle eût pu dire toutes ces choses avec une arrière-pensée de coquetterie, tant elle était idéale et d’un charme pénétrant dans ce moment-là, il y avait dans son exaltation une foi vive et aussi une bonne foi sincère. Elle m’inspirait un grand intérêt, mêlé d’un grand étonnement. Était-il possible que jamais l’espoir d’être aimée ne fût entré dans son cœur ? Il le fallait bien, puisqu’elle était riche et célibataire à vingt-huit ans. ”
