Ernest Chouinard, L’œil du phare
“ Du fond de l’abîme, il remontera sans cesse, ce souvenir de Gilles Pèlerin, pour hanter l’âme pieuse d’une femme et d’un enfant, qui n’apprendront pas à l’oublier. Chaque fois que du haut de la tour blanche s’ouvrira l’œil fulminant du phare, par-dessus les embruns des vagues tourmentées ou l’irradiation des feux crépusculaires sur les ondes alanguies, il surgira, ce souvenir, dans ces cœurs aimants ; il appellera sur les lèvres la prière, seul foyer d’amour qui reste aux morts. Car c’est pour ceux-là surtout qui vivent dans la peine que la confiance en Dieu se fait consolante et douce. ”
