Henri Vié-Anduze

Résumé

Henri Vié-Anduze Contes champêtres (1861)

Madeleine reprit un peu ses couleurs, le père Domerc sa gaîté, et la vieille mère recommença à parler plus que jamais du mariage de François avec ma cousine.
— Comme vous allez être heureux ! disait la vieille. Quand il sera revenu comme vous allez vous aimer ! Oh ! non, Dieu ne me fera pas mourir avant que j'aie bercé, torché, emmailloté et mangé de baisers un de ces petits chérubins du ciel, qui font tant de bruit et qu'on voit grandir comme de jeunes pins.
Source : Gallica

Henri Vié-Anduze Contes champêtres (1861)

LA FERME DES SAULES-BLANCS.
A neuf heures, le villageois était dans l'avenue de la ferme, et le coeur lui battait bien fort, car il connaissait le père Pécheux. Jean n'ignorait pas qu'il ne voulait donner sa fille en mariage qu'à un homme de travail, sachant labourer, couper les foins, sarcler et tailler la vigne, et réalisant en un mot le type de l'agriculteur. Peu à peu, il avait repris de l'assurance, et, arrivé devant la porte, il heurta avec force, en se disant : « il aime l'argent, et je suis riche. »
Source : Gallica

Henri Vié-Anduze Contes champêtres (1861)

Le villageois s'endormit heureux après cette journée de fatigue, d'émotions et de tortures ; il vit en rêve le presbytère., la treille au-dessus de la porte, et le bon curé qui lui souriait avec indulgence ; puis Sylvain qui sautait en signe d'allégresse, et la jolie Francine, dont la petite bouche s'entr'ouvrait dans un frais éclat de rire en tendant ses bras à l'élu de son coeur.
Source : Gallica

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