Résumé

Portrait de Zulma Carraud Zulma Carraud La petite Jeanne; ou, Le devoir

Si tu priais Dieu de tout ton coeur, si tu aimais ceux qui t'entourent, tu verrais comme tu serais heureuse! D'ailleurs, c'est la volonté du bon Dieu que l'on s'aime les uns les autres, puisque l'on ne peut pas vivre tout seul. Je sais bien ça, moi, qui aimais tant ma chère mère Nannette: quand je l'ai perdue, c'était comme si j'eusse été seule sur la terre, et, si je ne m'étais pas attachée a nos maîtres, j'aurais fini par mourir de chagrin de n'avoir personne à aimer. Crois-moi donc, Marguerite, reste avec nous autres, aime-nous bien, et tu verras comme tu seras contente!
Source : Gutenberg

Portrait de Zulma Carraud Zulma Carraud La petite Jeanne; ou, Le devoir

Mme Isaure était dans le jardin, et avait une écharpe rouge. Louis courut à elle, la lui arracha, et se la mit autour du corps avec une joie bruyante.
«Excusez-le, ma chère dame, dit Jeanne, il ne sait pas ce qu'il fait.
--Pauvre petit, dit Mme Isaure en le prenant dans ses bras, comme il est beau!»
Elle lui fit cueillir un abricot, dans lequel il mordit avec avidité; puis il appela sa mère et sa soeur pour leur en faire manger.
«Il est d'un grand coeur, madame, dit Nannette; s'il a quelque chose de bon, il faut que tout le monde y goûte.»
Source : Gutenberg

Portrait de Zulma Carraud Zulma Carraud La petite Jeanne; ou, Le devoir

Mon petit Louis, le bon Dieu ne se voit pas avec les yeux du corps; mais l'on sent qu'il est partout. Quand tu restes des heures entières à regarder tes roses pousser, c'est lui qui les déploie et les fait sortir si belles de leurs boutons; c'est lui aussi qui leur donne cette bonne odeur que tu aimes tant. Quand tu donnes un morceau de pain à un pauvre, c'est lui qui te met le contentement dans le coeur; et si tu embrasses ta mère, c'est encore Dieu qui te rend heureux dans toute ta petite personne.
Source : Gutenberg

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