Mme Hippolyte Taunay

Résumé

Mme Hippolyte Taunay Vertus du peuple. La jeune aveugle… (1842)

Tant de vertu fit vénérer Marthe de tout le monde, c'était à qui lui parlerait ou la saluerait de loin; il semblait qu'il vous manquait quelque chose quand vous ne l'aviez pas aperçue de toute une journée. Les garçons même la regardèrent avec plus d'attention ; quelques uns s'avisèrent qu'elle hériterait un jour de son père selon la loi de nature et qu'une ménagère, fille unique et honnorée comme elle, n'était pas tant à dédaigner. L'un d'eux la trouvant assez de sou goût se mit en tête de lui plaire.
Source : Gallica

Mme Hippolyte Taunay Vertus du peuple. La jeune aveugle… (1842)

Si les jeunes gens échappent au charme répandu autour de Marthe, la vieillesse en ressent tout le pouvoir ; personne ne la désire pour soeur où pour femme, tous la voudraient pour fille : « Heureuse, dit-on de toutes parts, la mère d'un tel ange, elle a de longs et beaux jours devant elle ! » Les parens de Marthe lui rendent justice : sa douceur et sa bonté enchantent son père qui se rengorge
Source : Gallica

Mme Hippolyte Taunay Vertus du peuple. La jeune aveugle… (1842)

Alexandrine, heureuse de l'amour qu'elle ressent, plus heureuse encore de celuiqu'elle inspire, se livre à une gaîté qui double ses charmes : chacun lui dit qu'elle est belle: aimable et que mille fois heureux celui qui sera son époux. Elle sourit, à ce langage en jetant à la dérobée un doux regard sur Richard pour lui faire comprendre que si tous la désirent, elle, ne désire que lui; ce regard enivre notre jeune ouvrier et pourtant il se dit tout bas : Pauvre Victoire !
Source : Gallica

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