Mme Hippolyte Taunay

Mme Hippolyte Taunay,  Passion et devoir, par Mme Hippolyte Taunay… (1842)

“ L'amour devine tout, l'indifférence ne voit rien, ce qui fait qu'Alexis se laisse aller sans le moindre remords au sentiment profond dont il est si fortement occupé. Quand il est seul, il se promène pour faire du mouvement, car son sang bout, sa tête est en feu. Lorsque Lucile paraît, il admire en silence et doute de son bonheur ; en voyant tant de grâces, tant de perfections, il croit être le jouet d'un beau songe et prie le ciel de ne pas lui ravir, par un brusque réveil, ce que cette vision a de séduisant. ”
Source : Gallica

Mme Hippolyte Taunay,  Une cantatrice, par Mme Hippolyte Taunay… (1841)

“ Je crois, en vérité, comme le disait ce matin Paolo, que l'argent porte malheur. » Giovanina secoua la tête : — « Ce n'est point l'argent, mais les passions qui nous perdent, reprit-elle; et si tu avais voulu me croire.... — Finissons, ma mère, repartit doucement Floretta, je souffre! » Giovanina revint avec empressement près d'elle, lui baisa les mains avec effusion, et lui demanda mille fois pardon de l'avoir affligée. ”
Source : Gallica

Mme Hippolyte Taunay,  Vertus du peuple. La jeune aveugle… (1842)

“ Tant de vertu fit vénérer Marthe de tout le monde, c'était à qui lui parlerait ou la saluerait de loin; il semblait qu'il vous manquait quelque chose quand vous ne l'aviez pas aperçue de toute une journée. Les garçons même la regardèrent avec plus d'attention ; quelques uns s'avisèrent qu'elle hériterait un jour de son père selon la loi de nature et qu'une ménagère, fille unique et honnorée comme elle, n'était pas tant à dédaigner. L'un d'eux la trouvant assez de sou goût se mit en tête de lui plaire. ”
Source : Gallica

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