Résumé

Mme Hippolyte Taunay Une cantatrice, par Mme Hippolyte Taunay… (1841)

La jeune Grecque plia le genou , persuadée que c'était une sainte ou tout au moins une reine qui lui parlait ainsi. Un rayon de joie brilla sur son front virginal, et Floretta lut dans son regard l'assurance de ce qu'elle lui demandait. Les témoins de cette scène n'y avaient rien compris , et l'on ne sut à quoi attribuer l'émotion vive qui se voyait sur le visage de la cantatrice, aussi bien que sur celui de l'intéressante villageoise. C'est que deux coeurs aimants sont bientôt à l'unisson, c'est que l'amour vrai ne touche qu'une âme qui l'a ressenti.
Source : Gallica

Mme Hippolyte Taunay Une cantatrice, par Mme Hippolyte Taunay… (1841)

Gabrielle de Chartrain est de ce nombre : plus le jour se mire dans ses yeux, plus leur éclat augmente ; sa belle chevelure blonde se colore d'un rayon d'or lorsque le soleil glisse dessus, et jamais l'azur du firmament ne semble plus pur que s'il se reflète dans les teintes carnées de ce front virginal. Albert ne put contempler froidement tant de perfections ; ses regards avides se reportaient involontairement sur Gabrielle quand, par bienséance, il s'efforçait de les en arracher ; mais lorsqu'il cesse de la fixer, il retrouve encore son image au fond de son coeur.
Source : Gallica

Mme Hippolyte Taunay Une cantatrice, par Mme Hippolyte Taunay… (1841)

Je crois, en vérité, comme le disait ce matin Paolo, que l'argent porte malheur. » Giovanina secoua la tête : — « Ce n'est point l'argent, mais les passions qui nous perdent, reprit-elle; et si tu avais voulu me croire.... — Finissons, ma mère, repartit doucement Floretta, je souffre! » Giovanina revint avec empressement près d'elle, lui baisa les mains avec effusion, et lui demanda mille fois pardon de l'avoir affligée.
Source : Gallica

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