Camille Bellaigue, Revue des Deux Mondes
“ À bout de colère, Otello revient à l’ironie, et avec la même phrase qu’au début du duo, avec une fureur contenue que trahit un seul cri, il chasse de devant lui « l’infâme courtisane, l’épouse d’Otello. » Alors, l’orchestre hurle, bondit comme une bête fauve. Quand il se calme, Otello s’est calmé aussi. Naguère, au souvenir des grands jours, il disait adieu à la gloire, qui chantait encore dans sa voix ; maintenant ce n’est plus que son amour qu’il pleure. À peine lui reste-t-il la force de dire sa misère ; il faut que l’orchestre soutienne ses sanglots. ”
