Camille Bellaigue, Revue des Deux Mondes
“ La fureur, la folie et la mort, ni la volupté, n’y ont aucune part. Ici délicieux de grâce, de légèreté, de malice, il est ailleurs admirable de profondeur autant que de calme et de pureté. Partout présent, il chante partout. On n’invoque, on ne célèbre que lui. Et cet amour n’est pas l’amour fictif, imaginaire, de personnages insignifiants, de fantoches qui ne vivent pas; c’est l’amour de Mozart lui-même, c’est tout son cœur, avec tout son génie, qu’il offre à sa bien-aimée véritable et vivante. Pour celle-ci, l’Enlèvement au sérail, c’est la bague de fiançailles, c’est la corbeille nuptiale. ”
