André Charry

Résumé

André Charry Les grands musiciens (1910)

Un mot suffit souvent, sinon à définir, du moins à évoquer l'art des grands compositeurs. Bach, c'est la profondeur; Haendel, la grandeur; Beethoven, la puissance; Mozart, la pureté; Schumann, la rêverie; Schubert, la mélancolie; Wagner, l'exaltation, etc. Mendelssohn, c'est la grâce, la grâce qui glisse, ondule, s'envole, chatoie et s'efface, qui s'épanouit et s'évanouit.
Né dans une famille riche et passionnée d'art, du célèbre philosophe Moses Mendelssohn et d'une mère de haute distinction, l'illustre musicien romantique eut le privilège de voir sa vocation entourée de soins.
Source : Gallica

André Charry Les grands musiciens (1910)

Parmi tous ses émules, ce Raphaël de la musique, comme on l'a appelé, donne l'idée de la mesure et du goût; mieux que cela, de la perfection, cette perfection que l'homme (et c'est là sa noblesse et sa souffrance) ne peut atteindre, mais dont il peut approcher jusqu'à l'effleurer.
« Mozart, a dit Amiel, c'est la liberté intérieure, l'équilibre entre l'aspiration et la force, la souveraineté de la grâce maîtresse d'elle-même, l'harmonie merveilleuse et l'unité parfaite. Sa musique évoque la pureté de la lumière et de l'océan bleu; son âme habite les cimes éthérées d'un Olympe. »
Source : Gallica

André Charry Les grands musiciens (1910)

L'âme du maître était trop harmonieuse pour ne pas vivre dans sa musique. On y savoure pareille union de douceur et d'ardeur, d'idéalisme et de force, dans la même atmosphère sereine. Soutenue par une orchestration d'une rare et pittoresque expression, au milieu de chœurs enchanteurs, la mélodie s'épanche moelleuse, délicieuse; et souvent, de ce cœur d'artiste qui repoussa la passion, mais qui fut tendre, le rêve d'amour monte, si intimement caressant que l'âme en est alanguie.
La fin de la vie de Félicien David s'écoula dans une heureuse tranquillité.
Source : Gallica

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