Camille Bellaigue, Revue des Deux Mondes
“ « Tôt ou tard on ne jouit que des âmes. » Un Gluck nous prodigue,, un Rameau nous mesure cette jouissance-là. Nous n’emportons pas d’une audition de Castor et Pollux le souvenir de personnages, de caractères fortement représentés par les sons. Pollux, Télaïre, Castor, ne nous donnent le plus souvent qu’une faible, une froide impression de vérité, d’humanité, de vie enfin, inégale à l’émotion autrement vive, autrement poignante, que nous cause et nous laisse la figure d’un Orphée ou d’une Alceste, celle d’une Armide, d’un Oreste ou d’une et même de deux Iphigénies. ”
