Arnaud Berquin

Résumé

Arnaud Berquin L'Ami des enfants (1845)

THOMAS, lui baisant la main. — Mon père va vous bénir dans son cœur, mais il ne prendra jamais votre argent.
ADÉLAÏDE. — Il le prendra sûrement, si je l'en prie. Personne au monde n'en saura rien. Attendez, mes chers amis, je vais vous l'apporter.
THOMAS — Ce n'est pas moi qui m'en charge au moins.
ADÉLAÏDE.—Ce sera toi, ma chère Geneviève. Et toi, Thomas, si tu l'en empêches, prends y garde, je ne reçois pas ton écureuil, j'obéis à la rigueur à mon papa, je ne vous regarde plus, je
ne vais plus chez vous, et je ne rentre jamais dans le bosquet.
Source : Gallica

Arnaud Berquin L'Ami des enfants (1890)

PHILIPPE. — Mais ceci n'est pas un jardin, mon papa, c'est une colline.
M. SAGE. — Regarde aussi loin que tu pourras voir autour de toi, voilà mon jardin. Cette forêt, ces champs, ces prairies, tout cela m'appartient.
PHILIPPE. — A vous? C'est vous moquer de moi!
M. SAGE. — Je ne me moque point. Je vais te faire voir tout à l'heure que j'en dispose en maître.
PHILIPPE. — Je serais charmé d'en être bien sûr.
M. SAGE. — Si tu avais tout ce pays, dis-moi, qu'en ferais-tu?
PHILIPPE. — Ce que l'on fait d'un bien qui est à soi.
Source : Gallica

Arnaud Berquin L'Ami des enfants (1890)

FRÉDÉRIC. — Il ne manquerait plus rien à l'homme. Il serait parfait alors.
Qu'en dites-vous, mon papa?
M. DE LEYRIS, tirant une orange de sa poche. — Tiens, Frédéric, sens cette orange.
FRÉDÉRIC. — Oh! quelle bonne odeur! Elle doit être excellente à manger.
Est-ce que vous me la donnez pour avoir arrangé les choses mieux que mon frère?
M. DE LEYRIS. — Non, elle n'est pas pour toi.
MAURICE. —Pour moi, donc?
M. DE LEYRIS. — Non plus. Je la destine à quelqu'un de plus parfait que vous deux.
MAURICE. — Et à qui donc, s'il vous plait?
Source : Gallica

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