Christoph von Schmid,
190 contes pour les enfants (5e édition…
(1887)
“ Un soir, ils s'arrêtèrent dans l'auberge d'un village situé au milieu d'une forêt. A minuit le coq de la maison se mit à chanter dans la basse-cour et d'une voix si perçante que tous deux se réveillèrent en sursaut. « Ce maudit coq! s'écria le plus âgé des deux voleurs, je lui tordrais volontiers le cou. Depuis l'affaire du moulin, le cri du coq me va jusqu'au fond de l'âme. — Tu es donc comme moi? dit le plus jeune. Tiens, nous aurions dû laisser la vie au meunier. Depuis la nuit de notre crime, chaque fois que j'entends le chant du coq, il me semble qu'un couteau me traverse le cœur. » ”
