Hans Christian Andersen

Hans Christian Andersen

Résumé

Portrait de Hans Christian Andersen Hans Christian Andersen,  Contes d’Andersen

“ La fenêtre s’ouvrit, et la princesse s’envola. Elle était pâle comme la mort, mais elle se riait du mauvais temps, qu’elle trouvait encore trop doux. Son manteau blanc, pareil à une voile de navire, tourbillonnait dans l’air. Le compagnon de voyage la frappait si rudement de ses trois verges, que des gouttes de sang tombaient à terre, et qu’à la fin elle put à peine continuer son vol. Cependant elle arriva à la montagne.
« Il grêle, et le vent est furieux, dit-elle ; jamais je ne suis sortie par un temps comme celui-là.
— Quelquefois on se fatigue même du bien, » répondit le sorcier.
”
Source : Wikisource

Portrait de Hans Christian Andersen Hans Christian Andersen,  Contes d’Andersen (1862)

“ « Bon Dieu, je voudrais pouvoir t'embrasser, tu es si bon envers nous tous ! Et cette magnificence, c'est à toi que nous la devons. »
Le compagnon de voyage était debout et joignait
aussi les mains à la lueur du soleil. Il promenait ses regards sur les forêts et sur les villes. Tout à coup un son bizarre se fit entendre au-dessus d'eux ; ils levèrent la tête : un grand cygne blanc fendait l'air; il était merveilleux, et chantait comme jamais ils n'avaient jamais entendu chanter d'oiseau. Mais sa voix s'affaiblissait de plus en plus, il
inclina sa tête et tomba lentement à leurs pieds.
”
Source : Gallica

Portrait de Hans Christian Andersen Hans Christian Andersen,  Contes d’Andersen

“ LE COMPAGNON DE VOYAGE.
Le pauvre Jean était bien affligé : son père était malade et ne pouvait plus vivre. Il n’y avait qu’eux deux dans la petite chambre ; la lampe se mourait sur la table, et la nuit avançait.
« Tu as été un bon fils, Jean, dit le père malade ; le bon Dieu t’aidera à faire ton chemin dans le monde. »
Il le regarda de ses yeux graves, mais doux, respira profondément et mourut ; il avait l’air de dormir. Jean pleurait : il n’avait plus personne au monde, ni père ni mère, ni frère ni sœur. Pauvre Jean !
”
Source : Wikisource

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