Édouard Laboulaye,
Derniers contes bleus...
(1901)
“ En entendant ce blasphème, Loppi regarda sa femme avec stupeur. Evidemment la pauvre femme avait perdu la tête. Il haussa les épaules. « Fais et dis ce que tu voudras ; je ne dérangerai pas la fée pour une pareille folie. - C'est ce que nous allons voir, cria la reine furieuse. Oublies-lu qui je suis? Si tu ne m'obéis pas à l'instant même, je le fais couper le cou. — J'y vais, j'y cours, dit le bûcheron. Mourir pour mourir, pensa-l-il, autant vaut que ce soit par la main de la fée que par celle de ma femme. Peutêtre l'écrevisse aura-t-elle pitié de moi. » ”
