Delphine de Girardin,
Contes d'une vieille fille à ses neveux
“ Bientôt après il reprenait : — Sans doute ; mais c’est commun d’avoir un chien : tout le monde peut avoir un chien, tout le monde n’a pas un bel oiseau qui vient des Îles. La princesse le surprit encore dans cette incertitude. — Eh bien, Léon, dit-elle, es-tu décidé ? — Oui, madame ; c’est un oiseau que je désire. — Comment ! tu ne préfères pas un chien ? j’en ai un qui est si intelligent ! — Alors je le prendrai ; vous avez raison, je préfère un chien. La fée se mit à rire ; et tout le temps du déjeuner, elle s’amusa de l’indécision de l’enfant. ”
