Catulle Mendès,
Les oiseaux bleus
“ Pour avoir vu la fille du roi, qui prenait le frais à sa fenêtre, mon cœur ne m’appartient plus ; je sens que jamais je n’aimerai une autre femme qu’elle. — Bon ! dit la fée, ce n’est pas là un grand malheur. — Peut-il en être un plus grand pour moi ? Je mourrai si je ne deviens pas l’époux de la princesse. — Qui t’empêche de le devenir ? Roselinde n’est pas fiancée. — Oh ! madame, regardez mes haillons, mes pieds nus ; je suis un pauvre enfant qui mendie sur les chemins. — N’importe ! il ne peut manquer d’être aimé, celui qui aime sincèrement ; c’est la loi éternelle et douce. ”
