Jules Le Teurtrois

Résumé

Jules Le Teurtrois Au pays des belles Béarnaises (1894)

Là-haut, c'est la clarté; le monde, c'est la nuit.
Qu'est-ce donc, les amis? des rameaux qu'on attache, Quand le mur est fleuri, mais que le vent détache.
La femme? c'est la fleur qui s'effeuille en chemin ; Beauté qui n'a qu'un jour et pas de lendemain.
Aimez Dieu! mon ami. seul ; c'est l'ami fidèle Qui loge dans nos cœurs, invisible hirondelle!
— Baste ! cher aumônier, tout cela passera ; Nous souffrirons toujours tant qu'on espérera.
Venez ; je veux conter au journal où je rime Votre vie exemplaire, et vous payer la dîme De mon cœur. — Malheureux ! pas un mot au journal.
Source : Gallica

Jules Le Teurtrois Au pays des belles Béarnaises (1894)

« Aimez-moi, mère aimée, Du cœur de votre enfant j'ai l'âme parfumée, Donnez-la pour épouse au fils respectueux, Laissez-lui la douleur ou rouvrez-lui les cieux. »
Et c'est lui qui vous dit : « Abandonne ta mère.
Elle en mourra. qu'importe !. » Ah ! la seule chimère C'est de demeurer pure ainsi qu'un diamant, Avec l'ange gardien pour idéal amant.
Jusqu'à ce qu'un brave homme arrive et vous épouse, En vous cachant, trésor ! dans son âme jalouse.
Restez, restez au nid comme l'oiseau peureux : Quand les mères sont là, les enfants sont heureux.
Source : Gallica

Jules Le Teurtrois Au pays des belles Béarnaises (1894)

Vos beaux yeux vont pleurer ainsi que des fontaines, Vos larmes vout mouiller vos petites mitaines, Je suis resté deux jours, là-bas, à Jurançon, Trouvant dans mon cœur mort une vieille chanson Pour un petit enfant mourant de la phthisie, Demandant au bon Dieu sa marraine M n ie ; Colombe agonisante et collée à mon cœur Qui n'a plus pour haïr qu'un restant de chaleur!
Ah ! seigneur Dieu, je l'ai tout un jour conservée Sur ma chair défaillante, et ne l'ai pus sauvée.
La fleur meurt, la fleur tombe, et l'étoile s'éteint, Et l'âme d'un enfant, c'est un fil de satin.
Source : Gallica

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