Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ Et si pour Antigone... Olympie Arrête, malheureux ! D’Antigone et de toi je rejette les vœux, Après que cette main, lâchement abusée, S’est pu joindre à ta main de mon sang arrosée, Nul mortel désormais n’aura droit sur mon cœur. J’ai l’hymen, et le monde, et la vie en horreur. Maîtresse de mon choix, sans que je délibère, Je choisis les tombeaux qui renferment ma mère ; Je choisis cet asile où Dieu doit posséder Ce cœur qui se trompa quand il put te céder. J’embrasse les autels, et déteste ton trône, Et tous ceux de l’Asie... et surtout d’Antigone. ”
