Résumé

Morceaux choisis des classiques français… (1887)

Nulle part la souffrance n'est plus éloquente, la poésie plus étincelante, la musique des vers plus pleine et plus sonore. Son Théâtre dans un fauteuil, en vers, est d'un poète passionné ou d'un rêveur charmant: ses Comédies et proverbes, en prose, une fois portés sur la scène, sont restés au répertoire. Le plus aventureux des poètes romantiques dans les premières échappées de ses vingt ans est devenu et restera, pour la langue, un classique de la famille des Régnier et des Chénier; pour l'expression ardente et poétique de la passion, il est l'égal des plus grands.
Source : Gallica

Morceaux choisis des classiques français… (1887)

DELILLE, Les trois règnes, VI :
Il est une liqueur, au poète plus chère.
Qui manquoit à Virgile et qu'adoroit Voltaire.
C'est toi, divin café, dont l'aimable liqueur
Sans altérer la tête épanouit le coeur
A peine ai-je senti ta vapeur odorante. Soudain de ton climat la chaleur pénétrante Réveille tous mes sens; sans trouble, sans chaos. Mes pensers plus nombreux accourent à grands flots. Mon idée étoit triste, aride, dépouillée ; Elle rit, elle sort richement habillée, Et je crois, du génie éprouvant le réveil, Boire dans chaque goutte un rayon de soleil.
Source : Gallica

Morceaux choisis des classiques français… (1887)

Après les fantaisies brillantes des Contes d'Espagne et d'Italie, où, sous toutes les audaces d'imagination et de versification, on sentait déjà battre le coeur, couler une source vive et fraîche de poésie et vibrer la ferme et pure harmonie de notre langue, Alfred de Musset, grandissant de jour en jour, puisant au fond le plus sur de la véritable inspiration, son coeur et son âme, s'éleva jusqu'aux Nuits, un des chefs-d'oeuvre du siècle.
Source : Gallica

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