Résumé

Morceaux choisis des classiques français… (1869)

Plus fort que le fils d'Alcmène, Il met les fleuves aux fers; Le seul vent de son haleine Fait trembler tout l'univers.
Mais si sa force est redoutable, Sa joie est encor plus aimable : C'est le père des doux loisirs ; Il réunit les cœurs, il bannit les soupirs, Il invite aux festins, il anime la scène : Les plus belles saisons sont des saisons de peine, La sienne est celle des plaisirs.
Flore peut se vanter des fleurs qu'elle nous donne, Cérès des biens qu'elle produit; Bacchus peut s'applaudir des trésors de l'automne: Mais l'hiver, l'hiver seul en recueille le fruit.
Source : Gallica

Morceaux choisis des classiques français… (1869)

Je défie d'attendrir, du côté de l'argent, l'homme dont il est question. Il est Turc là-dessus, mais d'une turquerie a désespérer tout le monde; et l'on pourrait périr, qu'il n'en remuerait pas. En un mot, il aime l'argent plus que réputation, qu'honneur et que vertu, et la vue d'un demandeur lui donne des convulsions : c'est le frapper par son endroit mortel, c'est lui percer le cœur, c'est lui arracher les entrailles.
Source : Gallica

Morceaux choisis des classiques français… (1869)

Les hommes les moins exercés au raisonnement peuvent d'un seul regard découvrir celui qui se peint dans tous ses ouvrages. La sagesse et la puissance qu'il a marquées dans tout ce qu'il a fait se font voir comme dans un miroir à ceux qui ne le peuvent contempler dans sa propre idée1.
Arrêtons-nous d'abord au grand objet qui attire nos premiers regards : je veux dire la structure générale de l'univers. Jetons les yeux sur cette terre qui nous porte. Regardons cette voûte immense des cieux qui nous environne et ces astres qui nous éclairent.
Source : Gallica

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