Résumé

Léon Feugère Morceaux choisis des classiques français… (1874)

PRUSIAS: Accordons quelque chose à Rome qui se plaint, Et tâchons d'assureri la reine qui te craint.
J'ai tendresse pour toi, j'ai passion pour elle, Et ne veux pas souffrir cette haine éternelle, Ni que des sentiments que j'aime à voir durer Ne règnent dans mon cœur que pour le déchirer.
J'y veux mettre d'accord l'amour et la nature, Etre père et mari dans cette conjoncture.
NICOMÈDE.
Seigneur, voulez-vous bien vous en fier à moi?
Ne soyez l'un ni l'autre.
PRUSIAS. Et que dois-je être?
NICOMÈDE. Roi.
Reprenez hautement ce noble caractère : Un véritable roi n'est ni mari ni père
Source : Gallica

Léon Feugère Morceaux choisis des classiques français… (1874)

Seulement ils ont pitié des misères qui accablent les hommes vivant dans le monde; mais c'est une pitié douce et paisible qui n'altère en rien leur immuable félicité. Une jeunesse éternelle, une félicité sans fin, une gloire toute divine est peinte sur leurs visages; mais leur joie n'a rien de folâtre ni d'indécent: c'est une joie douce, noble, pleine de majesté; c'est un goût sublime de la vérité et de la vertu qui les transporte. Ils sont, sans interruption, à chaque moment dans le même saisissement de cœur où est une mère qui revoit son cher fils qu'elle avait cru mort
Source : Gallica

Léon Feugère Morceaux choisis des classiques français… (1874)

Je l'offre à qui veut me suivre; Approchez. Voulez-vous vivre?
Prenez, mangez et vivez.
0 Sagesse ! ta parole Fit éclore l'univers, Posa sur un double pôle La terre au milieu des airs.
Tu dis ; et les cieux parurent, Et tous les astres coururent
1. Racine a imité, dans ce cantique, divers endroits d'Isaïe et de Jérémie.
2. Devant ne se dit plus pour aupamvant.
Dans leur ordre se placer.
Avant les siècles tu règnes : Et qui suis-je, que tu daignes Jusqu'à moi te rabaisser?
Le Verbe, image du Père, Laissa son trône éternel, Et d'une mortelle mère Voulut naître homme et mortel.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature