“ Sosie. — Comment, silence ? Mais la guerre est finie, Ecclissé. Tu as deux vainqueurs devant toi. Nous précédons l’armée d’un quart d’heure. Ecclissé. — Silence, te dis-je, écoute ! Sosie. — Écouter ton silence, c’est neuf. Ecclissé. — Ce n’est pas moi qui parle, aujourd’hui, c’est le ciel. Une voix céleste annonce aux Thébains les exploits d’un héros inconnu. Sosie. — Inconnu ? Du petit Hercule, tu veux dire ? Du fils qu’Alcmène doit avoir cette nuit de Jupiter ? Ecclissé. — Tu sais cela ! Sosie. — Comme toute l’armée, demande au trompette. ”
Sosie
Définition et enjeux
Le concept de sosie désigne traditionnellement un double, un remplaçant ou une figure équivalente, souvent abordé dans la littérature et la philosophie. Jean Giraudoux, dans Amphitryon 38, le présente comme un interlocuteur ironique, tandis qu’Eugène Forcade l’utilise dans un contexte politique pour décrire un personnage montant au pouvoir par l’abus de son autorité.
Romain Rolland, quant à lui, le cite comme symbole d’un détachement critique. Louis Auguste Blanqui, dans L’Éternité par les astres, étend le terme à une métaphore cosmique, illustrant des trajectoires alternatives de l’existence. Ces interprétations, diverses et ancrées dans leur contexte, mettent en lumière la richesse du sosie en tant qu’outil de réflexion sur l’identité et le destin.
Citations sur “Sosie”
Eugène Forcade, Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 septembre 1858
“ Sosie, de la livrée, a passé, par une petite recette, à une sous-ferme, et par les concussions, la violence et l’abus qu’il a faits de ses pouvoirs, il s’est enfin, sur les ruines de plusieurs familles, élevé à quelque grade : devenu noble par une charge, il ne lui manquait que d’être homme de bien ”
Romain Rolland,
La Foire sur la place
“ Sommé de prendre parti entre l’armée de la Succession et l’armée de la Superposition, il leur répondit par sa devise habituelle, qui n’était pas tout à fait celle de Sosie : — Messieurs, ennemi de tout le monde ! ”
Saint-Marc Girardin,
Oeuvres complètes de Beaumarchais…
(1837)
“ Dès-lors je suis comme Sosie : ce n'est plus le moi souffrant et malheureux qui prend la plume; c'est un autre moi courageux, ardent à réparer les pertes que la méchanceté m'a causées dans l'opinion de mes concitoyens, qui brûle d'intéresser les ames sensibles , en peignant à grands traits l'iniquité de mes ennemis ; qui s'efforce d'exciter la curiosité des indifférents en égayant un sujet aride. ”
Jean-Baptiste Roussy-Roussy, On attend 1.000 souscripteurs pour imprimer un ouvrage nouveau… (1874)
“ La chaîne des vérités qu'il contient se continue sans solution pendant le cours de leur existence et n'est rompue que par la mort de cet illustre mortel. Chacun des chaînons marque un événement arrivé à la même époque de leur vie et semble ne faire qu'un seul être avec son Sosie. ”
Paul-Louis Courier,
Oeuvres complètes de P. L. Courier…
(1861)
“ Le sieur Lainé, le nommé de Villèle, un certain Donnadieu. Eh ! bonjour, mon ami ; votre père fait-il toujours de bons souliers? Çà, vous dînerez chez moi, quand je n'aurai personne, Voilà la récompense. Va, pour telles gens, va trahir ton mandat, et livre à l'étranger ta patrie et tes dieux. Ainsi parle un vilain dégoûté de bien penser; mais la moindre faveur d'un coup d'œil caressant le rengage comme Sosie, et fait taire la conscience, la patrie et le mandat. Nous en allons faire de nouveaux, je dis des députés, Dieu sait quels, blancs ou noirs, mais bonnes gens, à coup sûr. ”
Jules Michelet,
Histoire de France 1661-1690 (Volume 15…
“ Voilà le secret de Sosie, le salaire espéré de la farce, des coups de bâton.Il y a dans cette pièce une verve désespérée. Dans tel mot (du Prologue même) une crudité cynique que les seuls bouffons italiens hasardaient jusque-là, et qui, dans la langue française, étonne et stupéfie. Mais les dieux le voulaient ainsi. Ils voulaient, on le voit, être joués eux-mêmes. Donc, on eut l'étonnant spectacle, la prétendue victime de la fausse surprise expliquant la nuit de Compiègne, Alcmène naïvement contant à son mari les plaisirs qu'en épouse consciencieuse elle a donnés à Jupiter. ”
La Voix de Jérusalem (1863)
“ Il faut, lui dit Maurice, être à bout de ressources pour faire, comme vous le faites, flèche de tout bois; cependant, supposons que ce Sosie ait existé, il n'aura pu se présenter aux apôtres sous le nom de leur Maître, qu'à la condition de se montrer à eux comme un crucifié, c'est-à-dire, avec des mains et un côté percés. Je veux supposer votre Sosie un parfait roué ”
Édouard de Warren, Conciliation et solution, ou 1830 et 1850 (1850)
“ Depuis quatorze ans que tues parti, j'étais, comme Diogène, à chercher, non — 235 — pas un homme, j'en vois de reste, et nous nous ressemblons tous, mais ton Sosie. Malheureusement ce Sosie n'existe pas. — La nature, après t'avoir fait, a brisé le moule. Tu es une excentricité, un lusus naturae, aussi curieux que les jumeaux siamois ou" le veau à deux têtes. Ce qui te distingue, ce n'est ni le trop, ni le trop peu, c'est le manque absolu d'un ingrédient presque indispensable, qui entre dans la composition de toute la nature humaine. Je veux parler de l'égoïsme. ”
Louis Auguste Blanqui,
L’Éternité par les astres
“ On prend au hasard ou au choix, n’importe, on n’échappe pas à la fatalité. Mais la fatalité ne trouve pas pied dans l’infini, qui ne connaît point l’alternative et a place pour tout. Une terre existe où l’homme suit la route dédaignée dans l’autre par le sosie. Son existence se dédouble, un globe pour chacune, puis se bifurque une seconde, une troisième fois, des milliers de fois. Il possède ainsi des sosies complets et des variantes innombrables de sosies, qui multiplient et représentent toujours sa personne, mais ne prennent que des lambeaux de sa destinée. ”
Théophraste,
Oeuvres complètes de J. de La Bruyère…
(1876)
“ « Le corps des laquais est plus respectable en France qu'ailleurs : c'est un séminaire de grands seigneurs, il remplit le vide des autres états. Ceux qui le composent prennent la place des grands malheureux, des magistrats ruinés, des gentilshommes tués dans la fureur de la guerre, etc. » (Montesquieu, Lettres persanes.) 2. Les clefs désignent, pour Sosie, les fermiers généraux d'Apougey, Delpech, Berrier, de Révol, Le Normand, Mouchi, Bouroulais, La Bazinière, Gourville. Les Sosies étaient une race aussi commune que les Clitiphons ”
Jules Claretie,
La Guerre nationale, 1870-1871…
(1871)
“ Que de sang et que de cadavres ! Soissons demeura longtemps, d'après les clauses du traité, occupé par les Prussiens. Soissons occupé, c'est un pistolet chargé sur la tempe de Paris. En trois heures la garnison accourt. Qu'on se hâte donc, oubliant les haines, de payer cet ennemi dont la présence est insultante, et qu'il parte, nous laissant libres de travailler à notre rachat et à notre revanche ! Soissons devait souffrir; mais, plus que Soissons, les Ardennes allaient supporter le poids étouffant de l'invasion. ”
J.-F. Lembey, L'invasion de la France et le siège de Saint-Dizier par Charles-Quint en 1544… (1910)
“ Avant d'atteindre Soissons, les Impériaux saccagèrent un grand nombre de villages, d'abbayes et de villes importantes, telles que Château-Thierry et Neuilly. C'étaient toujours les Espagnols et les chevau-légers italiens qui butinaient. Les Allemands murmuraient, prêts à se mutiner ; l'empereur résolut de leur livrer Soissons. Ils n'y trouvèrent que quelques vivres : avertis de l'approche de l'ennemi, les habitants s'étaient enfuis avec ce qu'ils avaient de plus précieux. ”
Soissons 15 avril 1871. Monsieur et très-honoré Père… (1871)
“ A 2 heures, les Prussiens devaient faire leur entrée dans la ville. Les artilleurs, furieux de voir que la ville s'était rendue, veulent mettre le feu à la poudrière, pour faire sauter Français et Prussiens. M. le Supérieur nous fait placer dans une chambre voûtée : nous entendons en effet une détonation, mais c'était le coup de canon d'entrée à Soissons. Quelques jours après leur entrée, les Prussiens renvoyèrent à l'Hôtel-Dieu nos soldats français blessés, et depuis, notre ambulance a été prussienne. Il y avait beaucoup de Catholiques parmi les malades prussiens ”
Maxime Laurendeau, Les sièges de Soissons en 1814… (1868)
“ Cette fois, on n'en pouvait douter, on se battait à quelque distance de Soissons. Il était midi ; c'était l'heure où Marmont essayait de forcer la route à Vichel et où les vingtquatre canons prussiens défendaient l'Ourcq et. couvraient la retraite de Kleist. Ce sont les Français ! c'est l'Empereur qui arrive ! s'écriait-on dans les rangs émotionnés de la petite garnison. Chaque décharge faisait bondir les cœurs. Les plus exaltés voulaient qu'on déchirât la capitulation ; on parlait de tirer sur les Russes quand ils entreraient. ”
Émile Collet, Le siège de Soissons (1901)
“ Ce ne fut pas à deux heures, mais à quatre heures que Soissons fut remis à l'autorité prussienne, c'est-à-dire au grand-duc de Mecklembourg, qui en avait fait le siège avec l'officier supérieur Selchow, et qui commandait le 13e corps d'armée. Depuis le matin, et tandis qu'un ballon se dirigeant vers le nord planait sur la ville et intriguait les habitants, certains hommes appartenant à la population militaire se montraient mécontents de la capitulation, et certains autres, qui faisaient d'autant plus les braves qu'ils savaient que tout danger était passé pour eux, criaient plus encore. ”
Julien Combe, Mémoires du colonel Combe sur les campagnes de Russie… (1853)
“ A quatre heures, nous pensâmes qu'il était temps de partir, afin de ne traverser la plaine qui entoure Soissons qu'au moment du crépuscule ; et, parvenus à la limite du bois de Prémontré, nous vîmes effectivement les hauteurs qui dominent la vallée de l'Aisne, déjà illuminées par les feux de bivouac de l'armée russe. Les villages qui environnent Soissons étaient tous occupés par l'ennemi ; une ligne de postes, communiquant entre eux par des vedettes, complétait l'investissement de la place. ”
Louise L. Zeys, Revue des Deux Mondes
“ Les autres, formés en longs convois, se mettaient en marche pour le Caucase ou la Sibérie, après avoir dit, dans un regard, aux parens et aux amis échelonnés sur leur route le terrible : Do nie widzénia ! (A ne plus nous revoir.) Beaucoup de ces malheureux, attachés deux à deux, souvent une dizaine à une barre de fer, étaient menés dans la direction de Kiéro et ceux qui résistaient aux misères de ce terrible voyage continuaient à marcher à travers la Grande-Russie. Une sotnia (compagnie) de cosaques surveillait et enveloppait de toutes parts ces innocens, chargés de fers comme les criminels. ”
Anatole Leroy-Beaulieu,
L’Empire des tsars et les Russes
“ Les Cosaques des époques plus récentes, formant l’avant-garde de la puissance russe, ont singulièrement contribué à la conquête et à la colonisation des steppes du sud-est et de certaines régions de l’Asie. De tous les États modernes la Russie est peut-être celui qui a su tirer le meilleur parti de la colonisation militaire. ”
Émile Collet, Le siège de Soissons (1901)
“ Mais, on le sait, souvent l'homme propose et Dieu dispose : avant d'arriver au point convenu, les troupes de Soissons, qui escortent les prisonniers, deviennent le point de mire d'une masse de Prussiens, et, par malheur, un des nôtres, un caporal est tué. Aussitôt nous rebroussons chemin avec nos prisonniers ; nous les réintégrons à l'hospitalier séminaire- de Saint-Léger, et, quelques heures après, on enterre notre pauvre soldat, dans un village voisin du lieu de la rencontre, à Clamecy. ”
Michel Corday,
Le Journal de la Huronne/La Houille rouge
“ La reprise de Soissons, où les Allemands étaient rentrés en mars dernier, surexcite l’enthousiasme de la presse et de la foule. Les ambitions et les exigences grandissent. Tout au moins elles se révèlent. Dans un article que tous les journaux montent précieusement en broche, un amiral exige la destruction, pierre à pierre, de l’Allemagne. ”
Pierre Foncin,
Géographie générale : relief du sol…
(1899)
“ La France fabrique à elle seule plus de soieries que tout le reste de l'Europe. L'Allemagne, l'Angleterre, les États-Unis, l'Autriche, la Suisse, l'Italie elle-même, qui nous fournit tant de soie grège, ont une fabrication bien moins importante que la nôtre. ”
Jean-Baptiste Du Halde, Description de la Chine
“ Ainsi l’on peut dire que la Chine est le pays de la soie : il semble qu’elle soit inépuisable : outre qu’elle en fournit à p.206 une quantité de nations de l’Asie et d’Europe, l’empereur, les princes, les domestiques, les mandarins, les gens de lettres, les femmes, et généralement tous ceux qui sont tant soit peu à leur aise, portent des habits de soie, et sont vêtus de satin ou de damas. Il n’y a guère que le petit peuple, ou les paysans, et les gens de la campagne, qui s’habillent de toiles de coton teintes en couleur bleue. ”
E. Barrault, La Russie et ses Chemins de Fer
“ La fabrication des soieries est organisée; elle emploie moitié de soies indigènes provenant du Caucase, moitié de soies de France, d’Italie, de Turquie et de Perse. Le commerce des soies entre la Perse et la Russie est assez ancien pour que le père de Pierre le Grand, le tsar Alexis, voulant le protéger, ait fait construire par un Hollandais l’un des premiers bâtimens de guerre russes, qui, lancé sur l’Oka, devait descendre le Volga jusqu’à la Caspienne. Les produits de cette fabrication sont estimés à une somme de 60 millions pour toute la Russie, de 30 millions pour la province de Moscou. ”
Maxime Laurendeau, Les sièges de Soissons en 1814… (1868)
“ Si l'ennemi a marché sur Soissons, c'est vraisemblablement pour se porter sur Laon, et si vous êtes à Soissons avec le duc de Trévise, nous pourrons, de notre côté, arriver en même temps que vous à Laon. Comme l'ennemi n'aura pas pu prendre la place de Soissons qu'on dit bien gardée, il aura sûrement quitté la route et jeté un pont sur l'Aisne. ”
Émile Collet, L'occupation allemande dans le Soissonnais (1884)
“ Le lieutenant Halke demanda et on lui remit un plan de la ville. Il l'examina et le comprit en un instant. Il divisa Soissons en quatre parties. Il prit note des rues et des places; il passa son travail à des officiers et sous-officiers qui l'attendaient, et, aussitôt après, les 8,000 hommes se répandaient dans les divers quartiers de la ville et envahissaient les habitations sans être munis de billets de logement. Plus la maison avait d'apparence, plus elle recevait de Prussiens. Ces gens-là recherchaient tout le confortable possible. ”
Émile Collet, L'occupation allemande dans le Soissonnais (1884)
“ Quelques habitants ont eu le rare bonheur de n'avoir pas à se plaindre de nos ennemis ; mais que d'autres ont réuni de griefs à leur charge! Que de vexations endurées, que d'humiliations subies, que d'impudence supportée, que de violences souffertes ! Toutes les fois que la mesure fut comble , ce fut encore sur l'habitant qu'elle se répandit. La police soissonnaise fonctionnait, du consentement de la commandantur. Elle recueillit par écrit une grande quantité de faits et gestes prussiens ; ce sont les plus sérieux, les plus graves parmi ceux qui se sont produits. ”
Maxime Laurendeau, Les sièges de Soissons en 1814… (1868)
“ Cet événement si désastreux pour Soissons, et qui, aussi, jeta l'alarme dans Paris, méritait bien, ce me semble, une place dans l'Histoire du Consulat et de l'Empire, ne fût-ce qu'en raison de la grande importance stratégique accordée à Soissons par l'Empereur qui, malheureusement dans sa détresse, ne put la faire fortifier assez tôt, ni suffisamment pour être mise à l'abri d'un coup de main. ”
Émile Collet, Le siège de Soissons (1901)
“ Le 17, le maire de Soissons s'empressa d'informer ses concitoyens de cette bonne nouvelle, en disant, d'après M. Waddington, député, que l'évacuation commencerait dans quelques jours. La joie s'épanouit alors sur tous les visages, et, dès ce moment, on compta pour ainsi dire les heures, tant on avait hâte d'atteindre le terme de la délivrance. Ah ! certes, ils pouvaient bien partir, les Allemands ; ils occupaient la ville depuis un an ; ils avaient épuisé' notre patience ; ils s'étaient réjoui de nos défaites ; pas un habitant ne les regretterait. ”
Eugène-Melchior de Vogüé,
Revue des Deux Mondes
“ Tout témoigne encore de cette mosaïque humaine, la diversité des types et les noms de lieux ; nous laissons sur notre gauche un district des colonies militaires, où le sol est divisé par compagnies et par bataillons ; nous entrons dans un autre qui porte le nom de Nouvelle-Serbie ; après-demain, en descendant au sud du bassin houiller, nous serons sur la « Terre des Cosaques du Don, » encore régie par des coutumes particulières, sous l’autorité d’un ataman. ”
Maxime Laurendeau, Les sièges de Soissons en 1814… (1868)
“ A ce double titre de Soissonnais et de témoin oculaire, pour acquit de conscience, je commence par arrêter au passage celle-ci : « Soissons qui était la clef de l'Aisne, Soissons que Napoléon avait mis un soin extrême à pourvoir de moyens de défense suffisants » complétée par cette autre insérée dans le bulletin sur la situation des armées au 21 février 1814, publié au Moniteur du 24 du même mois : « Soissons est une « place à l'abri d'un coup de main. Cette ville ne « devait pas être prise. » ”
Guillaume Alfred Heinrich,
Les Invasions germaniques en France…
(1871)
“ Là, se trouvait la place forte de Soissons, sous les remparts de laquelle Napoléon allait l'acculer. Malheureusement presque toutes nos places fortes étaient dégarnies. Soissons, attaqué par l'armée coalisée du Nord, capitula. Blücher, au lieu d'y être acculé, y trouva un refuge, des renforts et le secours d'une autre armée. Le plan de Napoléon était manqué. Quelques milliers de soldats et une bonne artil- lerie sur les remparts de Soissons eussent peut-être sauvé la France. ”
