Louise L. Zeys, Revue des Deux Mondes
“ En cet instant critique, j’entendis la voix du jeune Charles. — Tenez bon une minute, lieutenant, cria-t-il, je viens ! En effet, l’héroïque enfant, bondissant par-dessus les cadavres avec son petit cheval, arrive jusqu’à moi et, d’un coup de pistolet presque à bout portant, fait mordre la poussière à mon ennemi. Mais, au même instant, je le vois pâlir et chanceler. Une balle l’avait frappé à la poitrine. — Adieu, lieutenant, adieu frère, dit-il en se laissant glisser à terre. Je meurs pour ma patrie et mon Dieu. Ma pauvre mère, oh ! qu’elle va pleurer. ”
