Al Tirailleur, Épisodes de l'Invasion et de la Commune… (1879)
“ Qu'ils me laissent au moins embrasser Laure, et je mourrai heureux; sans faiblir, je monterai les degrés de l'échafaud ! — Viens, Laure, les méchants veulent m'arracher à la vie. Adieu ! et écartant le prêtre et l'officier, il s'approcha de la couche sur laquelle sa nièce dormait son dernier sommeil. — Méchante ! dit-il en lui souriant, ne m'aimes-tu donc plus? Embrasse ton oncle, enfant mutine et boudeuse!... Mais elle est froide, comme jadis le corps du marquis de Lucenar ! Laure ? Laure? Elle ne répond pas; ses bras raidis ne me viennent pas enlacer... elle est glacée comme un cadavre ! ”
