Pierre Nothomb

Pierre Nothomb

Résumé

Portrait de Pierre Nothomb Pierre Nothomb La Belgique martyre

Aerschot, Dinant, Ancienne, Louvain, Termonde sont des noms inoubliables pour un peuple qui, dans son culte pour les victimes, puisera à jamais sa haine contre les meurtriers. Chaque jour un détail encore inconnu surgit de l’ombre où, depuis leur supplice, ces villes sont plongées, un détail qui, ajoutant une torture nouvelle à celles que l’on connaissait, ajoute une nouvelle lueur à l’auréole de ces martyres. Saluons-les de loin, douloureusement, en attendant le pèlerinage qu’au jour glorieux de la délivrance nous irons faire à leurs ruines fécondes et vengeresses : martyr veut dire témoin !
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Portrait de Pierre Nothomb Pierre Nothomb La Belgique martyre

Le soir, feu de joie : on incendie, sinon tout le village, du moins quelques maisons !
Les pauvres gens se taisent, terrorisés. Auraient-ils envie de défendre leur bien ou leur femme au prix de leur vie, ils ne le peuvent pas, sachant que d’autres, gardés à vue à la maison communale, paieraient pour eux. Le calcul souvent porte à faux, car le sort des otages ne dépend pas d’un acte réel, mais de l’arbitraire. Une fois entre les mains des Allemands, ils peuvent tout bas se remettre entre les mains de Dieu.
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Portrait de Pierre Nothomb Pierre Nothomb La Belgique martyre

La cruauté de l’armée allemande est disciplinée. Le Nein, Razieren ! du Sommerfeld assis sur la grande place de Termonde est l’expression même de cette discipline !
« Que voulez-vous, c’est la guerre ! » disent quelquefois les Allemands honteux qui veulent faire taire leur conscience. — « Il le fallait, les civils avaient tiré ! » crient tout de suite les autres pour légitimer leurs massacres, quand ils en éprouvent le besoin.
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