Georges Eekhoud,
Les Fusillés de Malines
“ Voici que, pour compléter le mirage, la renfrognée et malaugurale population s’humanisait à leur égard. Non seulement Malines appartenait aux patriotes, mais les Malinois aussi leur étaient acquis. Aux premières rumeurs concernant l’écrasement de Béguinot, les bourgeois, esprits forts, haussèrent les épaules. Le bruit prenant plus de consistance, les sceptiques devinrent perplexes et se demandèrent s’il convenait de bouder aussi ostensiblement les dominateurs possibles ? Au moins s’agissait-il de sortir pour s’assurer d’où soufflait le vent. ”
