André Rançon

Résumé

André Rançon Dans la Haute-Gambie (1894)

Aussi, éprouve-t-on un véritable soulagement quand, après une longue étape dans un semblable désert, on aperçoit tout à coup, sans que rien ne vous y ait préparé pendant la route, un village situé sur un petit monticule dominant une plaine parfois assez étendue, bien cultivée et où s’étalent de beaux lougans de mil, de maïs et d’arachides. L’œil du voyageur, fatigué de n’avoir jamais vu, pendant tout le voyage, que cette couleur grisâtre qui est propre aux argiles, se plaît à contempler les tons rouges des terrains à latérite au milieu desquels sont presque toujours construits les villages.
Source : Gutenberg

André Rançon Dans la Haute-Gambie (1894)

Quand, dans un village musulman, on tue un bœuf, il faut toujours que ce soit un marabout qui lui coupe le cou. On ne fera, du reste, jamais manger à un musulman de la viande qui n’aurait pas été saignée. Cette coutume s’est introduite chez les peuples qui ne pratiquent pas l’islamisme, et partout les animaux destinés à être mangés sont toujours saignés. Chez les Malinkés et les Bambaras, peuples qui, pour la plupart, ne font pas le Salam, c’est un homme libre que ce soin regarde, fils, frère ou parent de chef ; mais jamais le chef lui-même.
Source : Gutenberg

André Rançon Dans la Haute-Gambie (1894)

On éprouve un soulagement délicieux, quand, après avoir franchi des centaines de kilomètres d’une tristesse inouïe, on arrive sur ces plateaux élevés où l’air est
plus pur et du haut desquels on peut contempler un ravissant panorama. La poitrine se dilate délicieusement et l’impression que l’on éprouve fait oublier pendant quelques minutes l’aridité des terrains qui vous environnent. La région des steppes du Kalonkadougou et des pays situés au Nord du Sénégal n’a, dans le Niocolo, rien qui lui ressemble, et la région des plaines elle-même a un tout autre aspect.
Source : Gallica

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