Résumé

A. Rançon Le Bondou: étude de géographie et d'histoire soudaniennes

Un jour, on ne sait comment ni par qui, Malick-Sy avait appris qu’un grand chef des pays du nord-est et du Fouta-Toro possédait un sabre merveilleux doué de ce privilège étrange : « Que quiconque verrait sa lame et l’aurait longuement contemplée était sûr de monter tôt ou tard sur le trône, quand même serait-il le dernier des hommes, de n’importe quel pays et de n’importe quelle condition que ce soit. » Malick avait appris dans ses voyages que ce chef n’était autre que Farègne, roi des Diawaras, dont la résidence était Diara, capitale du Touroungoumé.
Source : Gutenberg

A. Rançon Le Bondou: étude de géographie et d'histoire soudaniennes

En conséquence, Oumar-Penda, qui le suivait dans l’ordre de succession, fut reconnu almamy du Bondou par la France et par les Sissibés. Il fixa sa résidence à Boulébané, et à peine fut-il installé qu’il se trouva aux prises avec les plus grosses difficultés. Le marabout Mahmadou-Lamine, ce faux prophète qui rêvait de se créer, comme El-Hadj-Oumar, un grand empire au Soudan en exploitant le fanatisme des populations musulmanes, attaquait le Bondou de toutes parts.
L’histoire du règne d’Oumar-Penda n’est absolument que celle de la guerre qu’il eut à soutenir contre lui.
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A. Rançon Le Bondou: étude de géographie et d'histoire soudaniennes

La partie qui forme aujourd’hui le Nagué-Horé-Bondou n’était habitée que par un petit nombre d’individus. Les uns habitaient dans des huttes en paille et d’autres se logeaient dans le creux des rochers, où ils se creusaient encore de véritables cavernes.
On comprendra facilement que des peuplades qui différaient autant à tous les points de vue, n’aient pas vécu en bonne intelligence et en paix. La légende nous apprend, en effet, que tour à tour elles avaient eu le pouvoir. Chaque race avait, à tour de rôle, commandé aux autres.
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