Robert Randau, Les meneurs d'hommes : roman (1931)
“ Il te dit : le baïlo a avoué qu'il a incendié la Résidence. Il te dit : le baïlo a avoué qu'il a tiré un coup de fusil sur le commandant et l'inspecteur. Il te dit : le baïlo voulait à cause de ses aveux qu'on le livrât au gouverneur. Il te dit : il est très malade. Il te dit : la Hyène était le courrier du ouali et de Sékou Sorya. Il te dit : il viendra demain au camp. Je regarde le Karamoko. Il mord dans une noix de kola, la partage entre ses dents, donne une moitié au messager et ricane sous cape. — Un vrai chef, observe-t-il, n'oublie jamais le mal et le bien. ”
