Édouard Guillaumet, Tableaux soudanais (1899)
“ Ici, c'est une voie d'un mètre, presque un chemin de fer normal, qui, durant cent vingt-quatre kilomètres, sillonne la brousse le long des berges escarpées du fleuve, jusqu'à la naissance du Sénégal, au confluent du Bakoy et du Bafing. La voie monte, descend, au caprice des aspérités du sol, qu'il eût été trop difficile d'aplanir, et le train roule comme il peut, de l'aube au crépuscule, jusqu'au point d'arrivée, où il parvient tant bien que mal. C'est le matin à sept heures, un peu après le lever du soleil, que le capitaine du génie, devenu chef de gare, donne le signal du départ. ”
