Résumé

Portrait de Jean-François Klobb Jean-François Klobb Dernier carnet de route au Soudan français - La fin de la mission Klobb (1905)

Au pis aller, tels que les captifs Touaregs, qui n’ont pas d’autre vêtement, on pourrait s’habiller d’un pagne de cuir. Ces captifs Touaregs tiennent beaucoup à leurs maîtres et à leur vie de désert. J’en ai déjà pris beaucoup, il est rare que je les garde. Tous finissent toujours par se sauver. Les captifs de noirs ou de Maures, au contraire, s’acclimatent vite chez nous. Les Touaregs sont de meilleurs maîtres que les autres habitants de ce pays. Ce sont de grands seigneurs. S’ils ne connaissent ni l’électricité, ni les chemins de fer, ils ont certainement moins de vices que les Européens.
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Portrait de Jean-François Klobb Jean-François Klobb Dernier carnet de route au Soudan français - La fin de la mission Klobb (1905)

Madidou, dans sa naïveté de nomade, faisait profession d’être l’ami du commandant de Tombouctou et l’ennemi du commandant de Dori. Maintenant que les Oulimidens savent que ces deux commandants ainsi que tous les Français du Soudan obéissent à un même chef et que ce chef a donné l’ordre d’occuper le fleuve qu’ils considèrent comme leur propriété, ils ne peuvent être que nos amis. Mais, comme je l’ai dit dans mon compte rendu, Madidou sait qu’il ne peut pas lutter avec les Français ; il est obligé, pour l’honneur et les traditions de sa race, de se défendre contre l’envahisseur.
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Portrait de Jean-François Klobb Jean-François Klobb Dernier carnet de route au Soudan français - La fin de la mission Klobb (1905)

Je diminue tous les jours le nombre de nos ennemis et je les empêche de se réunir pour faire quelque chose de sérieux. À Bamba, j’ai trouvé les résultats de deux colonnes combinées que j’avais envoyées de Bamba et de Tombouctou contre les récalcitrants des puits. Sans aucune dépense, tous mes postes sont abondamment pourvus. J’ai épargné gens, bêtes et argent, et cela n’en a été que mieux.
J’écris à l’ombre d’un tabarak. Le soleil n’est pas très fort, heureusement, car l’ombre d’un tabarak est modeste. Je marcherai cette nuit jusqu’à la fin de la lune, pour pouvoir arriver demain à Kabara.
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