Résumé

C. Jean Les Touareg du Sud-Est : l'Air… (1909)

La capitale de l’Aïr devait avoir son rayonnement au sud vers Sokoto, Zinder, Kano, Kouka, le Kanem. Elle restait au noeud de ces artères comme un oeil curieux qui veut savoir tout ce que l’Afrique centrale reçoit du nord et y envoie. Vers l’est, elle recevait par deux routes se réunissant avant de l’atteindre, les envois de Fachi et de Bilma, concrétions salines de grande exploitation et de premier ordre pour l’alimentation des indigènes et des chameaux. De l’ouest elle verrait venir, quand la paix le permettrait, les anciens tracés de l’Adar et leurs ramifications nigériennes.
Source : Gallica

C. Jean Les Touareg du Sud-Est : l'Air… (1909)

Physiquement la femme touareg n’est pas sans charmes, mais elle n’a pas les traits caractéristiques des hommes. Comme eux elle a l’attitude fière, l’air effarouché et hautain devant l’étranger.
Jeune elle est mièvre, chétive, gâtée. Elle ignore toujours la propreté, l’art du costume et de la couture ; cependant la coquetterie ne lui fait pas défaut, elle aime le clinquant, la verroterie, les parfums et se pare des objets les plus divers.
Source : Gallica

C. Jean Les Touareg du Sud-Est : l'Air… (1909)

AGADEZ.
La capitale de l’Aïr a eu jusqu’à douze mille habitants ; sa population logée n’est pas aujourd’hui de mille âmes, il y a presque en permanence une population flottante qu’on peut moyennement évaluer au même nombre.
Le village n’est plus qu’un amoncellement chaotique de ruines qui dégagent une profonde impression de tristesse.La désagrégation que l' indolence des sultans a laissé se produire dans l’ensemble de leurs administrés, est ici plus apparente ; plus qu’ailleurs aussi le mélange est intime de la misère, de la mollesse, de la désobéissance entêtée.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature