Résumé

Portrait de Erwin von Bary Erwin von Bary Le dernier rapport d'un Européen sur Ghât et les Touareg de l'Aïr

Sans doute, lorsqu’on a traversé les solitudes désolées qui s’étendent entre l’oued Arokam et la limite nord de l’Aïr, et qui sont encore plus vides de plantes que la hamada El-Homra, on contemple avec ravissement cette chaîne de bleus sommets qui, pendant la marche vers le sud, vous fait cortège pendant des jours, et l’on admire dans les vallées les hautes silhouettes des gommiers et des adjar, à l’ombre desquels le cavalier à méhari chemine.
Source : Gutenberg

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Nous quittons l’oued, où nous avons rencontré quelques Imrhad, qui veulent mener leurs troupeaux de chèvres dans le voisinage de Ghât.
Nous continuons à traverser le morne Tasili, à peine accidenté par quelques légères dépressions et quelques broussailles. C’est ici que le Targui se sent à l’aise. Son œil de lynx découvre l’ennemi à des distances prodigieuses, et, si la lutte est inégale, sa rapide monture l’emporte comme le vent à travers les hamadas pierreuses.
Source : Gutenberg

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Les Touareg, dit M. Foureau, sont avant tout mendiants, depuis les chefs jusqu’au dernier des esclaves ; tous viennent demander au passant de l’argent, des cadeaux et de la nourriture. C’est une véritable plaie, et nul ne peut se soustraire à cette déplorable coutume qui consiste à se faire donner du matin au soir, et à faire fournir par le voyageur la nourriture à tous les visiteurs. Les principales excuses à ce défaut sont : la pauvreté du pays, leur misère et la difficulté de se procurer du gain, l’habitude séculaire du pillage.
Source : Gutenberg

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