Erwin von Bary,
Le dernier rapport d'un Européen sur Ghât et les Touareg de l'Aïr
“ Nous reprîmes donc la marche à travers les plateaux mornes qui s’étendent à l’ouest des dunes de Ghât. Un brouillard automnal voilait le paysage et bornait la vue, en dépit du ciel resplendissant d’étoiles. Au petit jour, les brumes se levèrent, et nous découvrîmes les cimes des palmiers de Tounine. Quelques heures plus tard, nos chameaux s’agenouillaient devant les portes de la ville. Mon serviteur, à qui l’on avait prédit que je mourrais de la main des Hoggar, m’accueillit avec joie en remerciant Allah de mon heureux retour. ”
