Isabelle Massieu

Isabelle Massieu

Résumé

Portrait de Isabelle Massieu Isabelle Massieu Népal et pays himalayens (1914)

De temps en temps m'apparaît, tout au fond, la grande vallée que je ne reverrai jamais.
Quelle mélancolie se dégage des choses qui ne seront plus ! Et, là-haut, derrière les chaînes étagées, planent toujours les sommets blancs du Tibet.
Cinq minutes de repos en haut de la montée, un dernier adieu, et puis la descente. En deux lignes de biais avant et arrière, quatre hommes de front, enlacés deux par deux et s'épaulant, soutiennent et retiennent la machine jusqu'à Tchitlong, où nous arrivons à midi et demi, près de ses trois tchaityas et de son long dharmsala.
Source : Gallica

Portrait de Isabelle Massieu Isabelle Massieu Népal et pays himalayens (1914)

Le plus inaccessible est, de par la volonté des habitants, le Népal. Nos yeux d'enfants l'ont vu sur les vieilles cartes rudimentaires de jadis, allongé comme une étroite bande à la frontière nord des Indes : il nous paraissait juché tout au sommet de l'Himalaya, et, au-dessus du mot « Népal » ou « Népaul », nos regards épelaient le nom prestigieux de la reine des montagnes, l'Everest !
Source : Gallica

Portrait de Isabelle Massieu Isabelle Massieu Népal et pays himalayens (1914)

Le temple de Swayambhou, où me mène ma course du lendemain, n'est pas d'une antiquité aussi haute. Swayambhou, « celui qui existe par lui-même », est ici un attribut du Bouddha. Le monument s'élève sur un mamelon qui domine la ville, couvert d'une brousse verdoyante de laquelle émerge seulement la pointe pyramidale et dorée qui le surmonte.
Deux rivières encadrent Katmandou, la Vichnoumati et la Baghmati, la rivière sacrée ; on traverse cette
dernière, et peu après, on prend le sentier qui mène au Swayambhounath, le long duquel les singes narguent les pèlerins de leurs gambades.
Source : Gallica

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