Résumé

Notes de voyage aux Indes, en Chine et au Japon… (1887)

Un vent de gaîté souffle sur ce joli petit monde, anime toutes les figures sans exception, et fait frissonner passeaux légers, chemisettes et petits foulards ; quelques passeaux brillentcomme de l'or au soleil. Il est déjà impossible de voir air de fête plus complet. Des bateaux surchargés glissent à travers les lotus, emportant leur joli chargement, plus brillant et plus frais qu'un bateau chargé de fleurs. Les passagères et les quelques Birmans qui les composent, bien que serrés comme des bottes de fleurs à l'étalage, ne cessent, chemin faisant, de rire et de chanter.
Source : Gallica

Notes de voyage aux Indes, en Chine et au Japon… (1887)

On me conduit à son bengalow situé dans la ville anglaise, assez près de l'hôtel. Le mahrajah, vieillard extrêmement aimable, et très soigné de sa personne ; ses cheveux sont tout blancs ; ses yeux d'une vivacité bien rare chez les mahrajahs indous, vivacité tempérée par l'extrême douceur de son regard aussi bien que de sa parole. On me passe au cou un collier en fil d'argent, et on me met de l'odeur sur mon mouchoir. Le mahrajah m'invite à aller déjeuner le lendemain à son palais situé sur la rive opposée du Gange.
Source : Gallica

Notes de voyage aux Indes, en Chine et au Japon… (1887)

Cette plantureuse et fraîche végétation kashmirienne, dans laquelle dominent le saule, le platane, les peupliers dont les dimensions sont quelquefois inconnues, non seulement aux Indes, mais même en Europe, les nombreuses et abondantes sources, celles mêmes du Jelum que l'on voit dans le haut de la vallée, au pied des montagnes neigeuses, devaient être en effet, et sont toujours chose délicieuse à qui arrive comme eux des plaines brûlantes et brûlées de l'Indoustan, et surtout à qui n'avait jamais vu la fraîche végétation européenne. Ce pays est vraiment, le paradis des Indes, l'happy Valley.
Source : Gallica

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