Kashmir

Définition et enjeux

Portrait de Isabelle Massieu Isabelle Massieu,  Revue des Deux Mondes

“ Ces gros nuages blancs sont la queue de la mousson des Indes qui commence en cette saison à inonder la vallée de Kashmir et expire et s’évapore sur ces roches arides. Et on la remonte toujours, la brûlante vallée, par un sentier vertigineux qui domine presque constamment à pic le torrent-fleuve. On monte, on descend sans cesse, et on remonte toujours ; un village oasis est sur la rive gauche à l’entrée d’une petite gorge étageant ses champs. ”
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H. Lefeuvre-Méaulle,  Du chaos à la lumière, essai sur l'Inde ancienne et moderne…

“ La chaîne de l'Himalaya adosse ses contreforts de l'Ouest aux chaînons montagneux du Karakorum et de l'Hindou-Kush : c'est la région du Kashmir, région de transition qui tient aux hauts pics et à la plaine, brutale et idyllique, une des plus attrayantes de l'Inde. — Elle est posée à l'extrême frontière nord. Elle assiste, sinon à la naissance, du moins au tout premier développement du système fluvial de l'Indus et de ses grands affluents, le Chenab et le Jhelmn. Là, tout un grand passé dort; souvenir d'un des plus grands chocs ethniques qu'ait enregistré l'histoire humaine ”
Source : Gallica

Société asiatique,  Introduction du Buddhisme dans le Kashmir

“ Il paraît démontré que la vallée de Kashmir fut jadis un lac, et que les alluvions de la Vitastâ (le Jilun) , aidées sans doute par l’industrie des hommes, y ont créé peu à peu un sol habitable. Quoi qu’il en soit, et quelque sens particulier qu’on doive attacher au mot Nâga, le récit du Kandjur nous présente bien clairement le Kashmir comme peuple, ou tout au moins civilisé par les buddhistes. Avant l’arrivée de Madhyântika le pays était entièrement désert, sans habitants, sans villes, sans culture, occupé tout entier par les eaux (c’est-à-dire par les Nâgas) ”
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